Monument aux espèces disparues

2011 – Projet d’installation – appel à projet COAL
Thème : « La biodiversité »


La perte de biodiversité est généralement comprise par le grand public comme étant la perte possible de quelques espèces emblématiques, en voie de disparition ou fortement menacées tels le grand panda, le thon rouge ou le rhinocéros noir.
Les pressions qui s’exercent sur ces espèces sont clairement identifiables et le lien de cause à effet est lisible : destruction de l’habitat, surpêche, braconnage.
Cette vision déresponsabilise le public en jetant l’opprobre sur certains acteurs identifiés comme coupables.
Or, les scientifiques attirent notre attention sur le fait que la perte de la biodiversité est un phénomène beaucoup plus important, qui concerne des milliers d’espèces dont on ne parle pas, que notre espèce même pourrait bien un jour être concernée, et que cette perte est directement imputable au développement global des activités humaines.
Pour attirer l’attention du public sur ce phénomène et ses causes, nous proposons de renouer avec une pratique populaire traditionnelle qui consiste à dresser un monument à la mémoire des disparus, pour rappeler les énormes sacrifices consentis pour des objectifs qui a posteriori apparaissent difficiles à justifier.

La vie est apparue sur la terre il y a quelques milliards d’années dans une rencontre entre l’eau et le feu. Il est proposé de créer un écran de vapeur d’eau qui s’échapperait de buses disposées sur la périphérie d’une vaste ellipse dont un des foyers serait équipé d’une buse d’où s’échapperait un gaz enflammé. Ainsi le dispositif et le mouvement des fumées qui montent vers le ciel et disparaissent, évoquent le perpétuel renouvellement du monde vivant. On peut ainsi imaginer un diamètre de plus de 10 m et un panache s’élevant à une vingtaine de mètres à partir d’une pièce d’eau, d’un bassin ou d’une pelouse de jardin public. Les dimensions de cet équipement sont à adapter au lieu où il se situerait mais devront être suffisamment imposantes pour donner un aspect monumental à l’œuvre.
Un appareil identifiable par le public, permet de payer pour la mise en marche ou l’arrêt de l’installation (lancement ou extinction du panache de vapeur et de la flamme), et délivre un ticket de caisse souvenir, sur lequel est inscrit un message commentant l’intérêt écologique de son geste qui s’avère malheureusement toujours négatif.



Les commentaires sont fermés.